Mercredi 11 Avril 2007

C’est toujours avec une émotion particulière que je parcours les sentiers des Bauges. C’est là en effet que j’ai connu mes premiers émois de montagnards. A l’âge de 12/13 ans, avec deux ou trois copains nous profitions des derniers jours de vacances avant la rentrée des classes pour camper . Par la suite, le plus souvent en solitaire, j’ai gravi tous les sommets , ( certains plus de cinquante fois ) par presque tous les itinéraires qu’il m’était possible de faire, à pied ou à ski de randonnée. J’ai aussi enchaîné les principaux sommets en une journée ( 11 heures ). Bien sûr, je me suis intéressé à d’autres massifs, dans d’autres pays pratiquant aussi la haute montagne, mais rien n’a jamais pu m’éloigner de ce massif des Préalpes qui garde en lui les traces de ce que les hommes en ont fait. La famille s’est agrandie et il devenait plus difficile de me consacrer à la montagne. Je ne pratiquais plus qu’occasionnellement les sentiers escarpés de nos montagnes, la course à pied étant devenue depuis maintenant presque trois ans mon principal moyen de canaliser mon énergie. Mais de temps à autre je m’offre une escapade dans ces chères Bauges, c’est pour moi un formidable moyen de me ressourcer…Surtout, en ce samedi de septembre où le ciel menaçait , mais en habitué des lieux, je savais que c’était le temps idéal pour profiter de la montagne, des animaux et de la solitude. Donc ce samedi , j’ai pris la direction du Mont Armène 2158m. Il est 8 heures lorsque j’arrive au parking de Bellevaux altitude 880m, je suis le premier, je m’équipe rapidement et pars calmement en prenant la ferme résolution de ne pas « courir » mais de marcher pour le plaisir et de faire quelques photos ! ! !   

Lanche   

Mont de la Lanche

p_cloz

Le Pécloz depuis le chalet des gardes

Au passage de l’Armène (1800m) des chamois  broutent paisiblement sur le sentier… puis d’autres plus haut. Combien sont-ils ? je ne les compte pas, mais par le passé j’en ai comptés à ce même endroit plus de cent… J’arrive au sommet accompagné de quelques gouttes de pluie ; je comptais aller jusqu’au Pécloz mais je renonce.

bauges

 

Je prends rapidement l’itinéraire de descente. Une éclaircie se profile juste au col de l’Arpette, je profite de ce bel éclairage pour escalader les premiers rochers du Pécloz et aller photographier quelques edelweiss…

edlweiss

Puis je dégringole dans la combe entre Armène et Pécloz, des chamois occupent le chemin … ils se laissent
photographier d’assez près…

DSCN1799

Leurs mœurs ont évoluées avec la venue de nombreux « touristes », ils ont moins la crainte des hommes que par le passé. Un peu plus bas je rencontrerai seulement le premier homme.